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J'ai toujours été fasciné par l'action painting et lorsque je regardais des films documentaires sur Jackson Pollock ou d'autres peintres des années soixante, j'étais intéressé par leur expression corporelle, la manière dont ils traversaient l'espace des toiles immenses. Je les voyais danser naturellement comme je voyais jaillir les couleurs.

Quelques années plus tard, j'ai découvert la danse rituelle de Shiva/Shakti et une pratique de visualisation où les couleurs de l'arc-en-ciel surgissent spontanément des doigts du danseur. La liaison était faite, il ne restait plus qu'à saisir les pinceaux et projeter le cosmos sur les toiles dans une explosion de couleurs vives.

 Je suis né à Genève en 1945. J’ai étudié la peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Rome sous la direction de Mino Maccari, sacré artiste de l’année 1964 par la fondation Einaudi. Maccari était également écrivain et son influence a été déterminante. L’art de regarder mille fois les modèles pour faire jaillir un trait qui donne vie à un bras, une jambe, un visage était l’art exigeant enseigné par Maccari qui interdisait l’usage de la couleur la première année. Crayon et fusain seuls et toute incursion dans la couleur donnait lieu à des scènes mémorables. Cette frustration par rapport à la couleur interdite a donné lieu plus tard à une véritable explosion de teintes dans une gestuelle dansée.

L’influence de Pollock, de De Kooning, de Kline, de Guerrero a été déterminante dans l’abord de grands formats de 4 mètres sur deux sur lesquelles apparaissaient des Iguanes naviguant dans des formes plus abstraites.

L’impact du Mexique et des maisons colorées de Coyoacan a été importante et c’est là que j’ai rencontré mes premiers galeristes et exposé à trois reprises en 2022 et 2023.

La représentation du mur qui sépare le Mexique des États-Unis est la première toile qui a intéressé les galeristes. En 2024, j’ai exposé à Barcelone dans la célèbre galerie Joan Gaspar, première exposition personnelle en Europe. Peu après j’ai également exposé dans les galeries  La Mercantil, Casa EME, EM gallery à Mexico.

 

Depuis, dans mon atelier de Normandie, je continue à peindre de grands formats et des toiles de 100x100, une dimension carrée que j’affectionne particulièrement, elle me fait penser à mon premier appareil de photo, un Rolleiflex 6x6, avec lequel je capturais les visages et les paysages d’Asie, je réponds au défi de faire entrer l’étendue dans le carré comme dans mes toiles.

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